Le site cultuel de Conjux PNLV1 au lac du Bourget

(Conjux, 73)

 

 

Auteur : Sébastien Nieloud-Muller (Université Paris-Sorbonne)

Numéro d’OA : 73091 22 11853

Responsable de l’opération : Sébastien Nieloud-Muller (Université Paris-Sorbonne)

Nature de l’opération : prospection thématique (PT), juin 2015

Région : Rhône-Alpes

Département : Savoie (73)

Commune : Conjux

Mots-clés : lac subalpin, lac du Bourget, site subaquatique, dendrochronologie, dendroarchéologie, site cultuel

Chronologie : Empire romain

Peuples et cités : Gallo-romains, Allobroges

 

Le site a été mis au jour en 2000 lors d’une prospection subaquatique menée dans le lac du Bourget. Immergé à une profondeur moyenne de 3,5 mètres, il se trouve à environ 200 mètres de la rive actuelle, sur l’emprise lacustre de la commune de Conjux. Suite à cette découverte, un premier diagnostic limité avait permis, dans un triangle de 5 m de côté, de topographier et de prélever l’ensemble des bois et la totalité du matériel archéologique rencontrés (IIe siècle). À la suite d’un travail universitaire (2010), cinq campagnes archéologiques ont été menées sur le gisement de 2011-2015.

 

Plan complet du site PNLV 1 avec indication des bois topographiés et des zones dévasées. DAO : S. Nieloud-Muller, 2015.

 

 

Il est composé de plus de 1400 piquets plantés dans les sédiments, dans l’environnement desquels se trouve un riche mobilier archéologique. L’étude de ce matériel a permis de déterminer qu’il s’agissait d’un site à vocation cultuelle.

 

Les études spécialisées se poursuivent, mais l’ensemble des données disponibles à ce jour permet de dresser un premier bilan. Les analyses dendroarchéologiques ont été menées par Christian Dormoy (Archéolabs), les monnaies ont été étudiées par olivier Lempereur (UMR 5189 – HiSoMA), le petit mobilier par Stéphanie Roussel, les restes osseux par Thierry Argant (Eveha) et la céramique par Sébastien Nieloud-Muller (UMR 8167 – Orient et Méditerranée), etc.

 

Les datations dendrochronologiques se limitent pour l’instant au IIe siècle, avec une première phase d’abattage en 130-131 ap. J.-C. et une dernière en 185-186 ap. J.-C. Toutefois, grâce à l’étude des monnaies, il apparaît que la fréquentation du site s’est poursuivie au Bas-Empire, du moins jusqu’à Constantin Ier comme l’atteste la présence d’un nummus de l’empereur frappé entre 315 et 316.

 

Le site apparaît aujourd’hui isolé à plusieurs centaines de mètres du rivage actuel. Alors que nous pensions le plan quasiment complet, les dévasages effectués dans la partie septentrionale du gisement, la plus proche de la rive, ont montré que de nombreux bois étaient dissimulés dans les couches sédimentaires superficielles.

 

 

Partenaires des campagnes 2012 à 2015:

 


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