Nous présentons ici les noms de bateaux datant de l'Antiquité, du Moyen-Age et de l'époque moderne. De même, les termes de marine présentés sont des termes qui tiennent leurs origines des mêmes périodes. (Les glossaires ne sont pas exhaustifs.) |
|  Glossaire des noms de bateaux | Allège : (n.f.). Embarcation servant au chargement ou au déchargement des navires.
Barge : Navire d'origine scandinave ou normande. Dès le XIIIème siècle, son accastillage devient de plus en plus répandu, dès lors l'élancement de l'étrave et de l'étambot sont supprimés. Au XVème siècle, on lui ajoute un trinquet de misaine, la barge ressemble alors à une nef mais plus petite.
Carabus : Petit navire de charge, bâtiment de service, parfois utilisé pour la pêche.
Caraque : Petit bâtiment sarrasin. Il s'agit du plus grand bâtiment armé au Moyen-Âge jamais eu jusqu'au XVIème siècle, il est surtout utilisé par les Génois. Ce navire était construit pour de très longs voyages avec des cargaisons de grande valeur ou pour constituer le pivot des flottes de combat. Dès la deuxième moitié du XVème siècle, les caraques sont gréées à trois mâts. Elles sont construites à franc-bord, leur coque est longue, leur arrière souple et moins acculé, l'appareil de gouverne devient très épais et très long, armaturé de nombreux ferrements. Généralement, la caraque dispose d'un château de proue et un château de poupe.
Cogue : Navire de commerce médiéval, gréé d'une grande voile carrée, caractéristique de l'Europe du Nord et de l'Ouest.
Corbe : Navire descendant de la corbita (bâtiment de charge antique). Pour A. Jal(1) : il s'agit du même navire que la petite chatte ou corve, petits bâtiments de charge servant au chargement des navires ou comme caboteurs du Morbihan ou du Poitou au début du XVIIIème siècle. (1) A. Jal, Glossaire nautique, Paris, 1848.
Dromon : Navire rapide des byzantins. Toutefois ce terme s'applique à la fin du Moyen-Âge aux bateaux lourds et lents. Au IXème siècle c'est un vaisseau de 1er rang, à deux étages de rames de vingt-cinq avirons par bande (soit cent rameurs en tout), avec une coque cuirassée contre le feu grégeois au moyen d'un doublage de feutre qu'on imbibait de vinaigre, propre à éteindre ce feu, que l'on teignait de couleurs vives, rouges et jaunes.
Galée : Bâtiment à rames de tradition méditerranéenne et de caractéristiques encore incertaines.
Gamela : Embarcation des côtes de la Galice, manœuvrée au moyen de deux paires de rames.
Hourque : Petit bateau fluvial et côtier tenant ses origines de Scandinavie, devenu au cours du Moyen-âge le type même du navire nordique de transport, de 200 à 600 tonneaux, voire plus, selon Anthoine de Conflans(2). Pantero Pantera(3) nous donne une description précise : "une proue grosse et ronde, le navire se rétrécit à partir du milieu jusque vers la poupe, de taille inférieure aux nefs et aux galions, ne portant pas plus de sept voiles (six carrées et une latine), a deux couvertes, et porte 1500 à 3000 salines de charges (voire un peu plus parfois). (2) Antoine de Conflans, Livre des faitz et navigaiges, début du XVI° s., manuscrit français 742, BNF. (3) Pantero Pantera, L'armata navale, Rome, 1614.
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|  Glossaires des termes de marine | About : (n.m.). Extrémité d'une pièce de la charpente par laquelle elle est jointe à une autre pièce. Exemple : l'about d'un bordage.
Accastillage : (n.m.). Ensemble des constructions qui s'élèvent au-dessus du pont supérieur de la proue et de la poupe.
Accore : (n.m.). Elément de bois qui soutient un bateau lors de sa construction ou de sa réparation.
Acculement : (n.m.). Elévation des extrémités de la varangue par rapport au plan de la face.
Aiguillot : (n.m.). Gond fixé au gouvernail pour le faire pivoter sur l'étambot.
Allonge : (n.f.). Elément de la membrure qui la prolonge.
Aman : Voir ‘Itague'.
Andriveau (ou Sagoule ou Catharu) : (n.m.). Poche attachée à une manœuvre, servant à hisser les munitions dans la gabie.
Antenne : (n.f.). Vergue sur laquelle est attachée la voile latine.
Apostis : (n.m.). Longue pièce de bois, généralement décorée de sculptures, positionnée sur toute la longueur d'une galère sur laquelle sont attachées les rames à l'aide d'estropes.
Apotureau : (n.m.). Extrême fin des membrures qui dépasse en hauteur le bordé de la coque, servant ainsi à amarrer un cordage.
Arbalète marine : (n.f.). Instrument servant aux pilotes pour calculer l'élévation du pôle à l'aide de la hauteur des astres.
Arcasse (ou Bâton de Jacob) : (n.f.). Ensemble des pièces dont est constituée la poupe.
Barrotin : (n.m.). Petit bau.
Bau (ou barrot) : (n.m.). Traverse de la charpente du navire, horizontale et transversale à l'axe du navire, servant à soutenir le plancher des différents ponts, tout en augmentant la résistance de la coque à la pression latérale de l'eau. Le bau le plus large s'appelle le maître bau : c'est la largeur maximale de la coque.
Bauquière : (n.f.). Pièce de renfort longitudinal interne sur laquelle est assemblée l'extrémité d'un bau.
Beaupré : (n.m.). Mât placé obliquement à l'avant, plus ou moins incliné sur l' horizontal.
Bordage : (n.m.). Ensemble des planches fixées sur la face externe des membrures.
Bordage de diminution : (n.m.). Planche fixée sur la face externe des membrures qui se termine en pointe, notamment vers les extrémités de la coque.
Bordé : (n.m.). Revêtement extérieur d'un navire constitué de lames de bois formant la coque, en recouvrant les couples. « bordé premier » : Procédé de construction dans lequel le bordé est posé avant les membrures, et joue donc un rôle de gabarit.
Bouchain : (n.m.). Partie de la carène qui se situe entre les fonds et le flanc de la coque.
Caboteur : Navire ou bateau dont la navigation se passe le long des côtes de port en port,généralement d'un même pays, s'opposant à la navigation au long cours.
Calfat : (n.m.). Ouvrier qui insère de l'étoupe en force entre les virures de bordé assemblées à franc-bord. On calfate le bordé du navire. Sur un navire construit à clin on parlera de clinqueur.
Cambuse : (n.f.). Nom actuel pour désigner la soute pour les vivres, appelée autrefois ‘compagne'
Can : (n.m.). Tranche d'une planche, d'un bordage.
Carène : (n.f.). 1.Partie de la coque immergée, sous la flottaison (= oeuvres vives). 2.On dit abattre un navire en carène lorsque celui-ci est couché à flot sur l'un de ses flancs.
Carlingue : (n.f.). Poutre longitudinale servant à renforcer la quille à l'intérieur de la coque. Elle est placée au dessus des varangues, parallèlement à la quille.
« charpente (ou membrure) première » (ou skeleton first ou frame first) : Procédé de construction où les membrures jouent le rôle de gabarit (à l'inverse du procédé « bordé premier »).
Clin : (n.m.). Un bordage est dit à clin lorsque ses virures se recouvrent parallèlement à la quille sur leur extrémité, comme les tuiles d'un toit.
Clinqueur : (n.m.). Ouvrier qui pose de l'étoupe entre les virures de bordé assemblées à clin.
Couple de balancement : Dernier couple de membrure à l'arrière (couple de balancement de poupe), et dernier couple de membrure à l'avant (couple de balancement de proue). Entre ces deux couples de balancement, la forme des membrures suit une logique géométrique.
Couple : (n.m.). Pièce de charpente qui détermine la forme transversale de la coque (voir membrure).
Coursier : (n.m.). Gros canon placé à la proue de la galère.
Creux : (n.m.). Distance intérieure d'un navire entre le pont supérieur et le fond de la cale.
Déplacement : (n.m.). Poids du volume d'eau occupé par un bateau lorsqu'il flotte. On parle de déplacement lège lorsque la coque est sans cargaison ; et de déplacement en charge lorsque la coque porte sa cargaison et l'ensemble de son équipement.
Dévoiement : (n.m.). Inclinaison d'une membrure, notamment de son allonge, par rapport à l'axe longitudinal de la coque.
Drisse : (n.f.). Cordage servant à hisser la vergue sur laquelle est gréée une voile carrée.
Droit (face de) : Face plate d'une pièce de charpente.
Ecart : (n.m.). Assemblage selon des formes variées de deux pièces de charpente.
Echantillonnage : (n.m.). Largeur et épaisseur d'une pièce de charpente.
Echarpine : (n.f.). Pièce d'artillerie utilisée pour déchirer les voiles des navires.
Ecoute : (n.f.). Petit cordage fixé à l'angle inférieur d'une voile, servant ainsi à sa manœuvre.
Elancement : (n.m.). Angle formé par l'étrave avec le prolongement de la quille.
Emplanture : (n.m.). Pièce de charpente dans laquelle est posé le pied du mât.
Epite : (n.f.). Coin de bois enfoncé dans l'extrémité d'une gournable.
Etai : (n.m.). Cordage maintenant le mât en reliant sa tête à l'extrémité du navire. L'étai avant est le cordage qui relie la tête de mât à l'étrave. L'étai arrière relie la tête du mât à l'étambot.
Etambot : (n.m.). Pièce de charpente transversale du navire fixée à l'extrémité de la poupe du navire.
Etambrai : (n.m.). Pièce de charpente placé au niveau supérieur de la coque, servant à maintenir le mât.
Etoupe : (n.f.). Fragment de vieux cordages (défaits, battus, bouillis et séchés), de chanvre, de lin utilisés pour mettre en force dans les interstices entre les planches, afin de rendre étanche la coque. Lorsqu'elle est goudronnée on parle d'étoupe noire. L'étoupe blanche est neuve. Au Moyen-Âge on ajoute du brai pour imperméabiliser l'étoupe.
Etrave : (n.f.). Partie située à l'extrême avant de la carène d'un navire. Elle fend l'eau et ouvre la vague. Elle est renforcée à l'intérieur, par la contre-étrave qui reçoit les membrures et protégée par le taille-mer. Elle peut être droite, verticale ou oblique.
Etambot : Extrémité arrière en bois ou en métal de la charpente d'un navire.
Fargues : (n.f.pl.). Se dit des virures de bordé qui s'élèvent au-dessus des plat-bords.
Flot : (n.m.). La marée montante.
Franc-bord : (n.m.). 1.Hauteur du bordage extérieur de la coque depuis la flottaison jusqu'à la première préceinte. 2.Technique de construction créant un bordage de la coque lisse en fixant les bordés bord à bord (par opposition au bordé à clin).
Fourcat : (n.m.). Varangue de l'avant et de l'arrière aux formes très pincées.
Galbord : Planche inférieure du bordé située au niveau de la quille.
Genoux : Pièce incurvée d'une membrure unissant la varangue et l'allonge.
Gournable : Chevilles en bois servant à fixer les bordages.
Gréement : (n.m.). Ensemble des cordages servant au maintien des mâts, mais aussi à la manœuvre des voiles.
Hauban : (n.m.). Cordage destiné à maintenir transversalement un mât, fixé au sommet du mât et à son autre extrémité au bordé le plus haut.
Hauturier (-ère) : (adj.). Se dit d'une navigation qui est hors de vue des côtes.
Herminette : Hachette à tranchant recourbé et perpendiculaire à l'axe du manche.
Itague : (n.m.). Cordage destiné à hisser un poids à l'aide d'un palan et à suspendre les antennes.
Lège : (adj.). Sans chargement.
Lisse : (n.f.). Ce sont de longues lattes de bois (de « deux ou trois pouces » selon : P. Bouguer (1). Les lisses sont utilisées pour une conception non-graphique des carènes afin d'évaluer la forme des membrures entre le couple de balancement arrière et l'étambot, et le couple de balancement avant et l'étrave. La 1ère lisse se nommant lisse des façons, passant par l'extrémité du plat de la 1ère varangue. (1) P. Bouguer, Traité du navire, de sa construction, et de ses mots, Paris, 1746.
Lit : (n.m.). Chenal naturel où coule un cours d'eau. On parle de lit mineur en temps de basses eaux, de lit majeur en temps de hautes eaux.
Lutage : Mise en place de l'étoupe au fur et à mesure de l'avancée de la mise des bordés sur la charpente.
Madier : (n.m.). Terme méditerranéen désignant le terme ponantais: 'varangue'.
Maille : (n.f.). Intervalle entre deux membrures.
Maître-couple : Pièce de la charpente la plus large de la coque (généralement au centre du bâtiment) qui détermine la forme transversale de la coque.
Manœuvre : (n.f.). Se dit de tout cordage en usage à bord d'un navire. La manœuvre courante s'applique au cordage mobile servant à la manœuvre des voiles.
Membrure : (n.f.). Pièce de la charpente composée de la varangue, du genou et de l'allonge, servant à donner le gabarit de la coque (dans le cas de « membrure première ») ou de renforcer le bordé (dans le cas de « bordé premier »).
« membrure première » : Voir ‘charpente première'.
Moise : (n.f.). Assemblage consistant à serrer une pièce de charpente entre un ensemble de deux pièces jumelées.
Monoxyle : Qualifie une embarcation faite d'une seule pièce de bois creusée dans un tronc d'arbre.
Monoxyle-assemblé : Caractérise une embarcation dont la coque est composée de plusieurs pièces de bois assemblées.
Mortaise : (n.f.). Cavité pratiquée dans une pièce pour recevoir le tenon d'une autre pièce, permettant ainsi une dépendance entre deux éléments.
Œuvres mortes : (n.f.pl.). Partie du bordage se trouvant au-dessus du niveau de l'eau.
Œuvres vives : (n.f.pl.). Partie du bordage se trouvant au-dessous du niveau de l'eau.
Pavois : (n.m.). Partie de bordé située au-dessus du pont.
Port : (n.m.). Capacité de charge d'un navire exprimée en tonnes ou en tonneaux.
Poupe : (n.f.). Partie arrière du navire, terminée par l'étambot.
Préceinte : (n.f.). Partie du bordé où les bordages sont plus épais que les autres et forment une ceinture à la coque, la renforçant ainsi.
Proue : (n.f.). Partie avant du navire terminée par l'étrave.
Quête : (n.f.). Angle formé par l'étambot et la quille.
Quille : (n.f.). Pièce de charpente du navire située dans la partie inférieure du navire dans le sens de l'axe du navire portant les membrures.
Râblure : (n.f.). Rainure pratiquée sur la longueur des deux côtés de la quille de l'étambot à l'étrave pour accueillir l'extrémité des bordages.
Radouber : Réviser ou réparer un navire après l'avoir laisser en cale de radoub.
Réa : (n.m.). Elément d'une poulie, c'est une pièce de bois circulaire pourvue d'une gorge sur son pourtour, tournant sur un axe.
Rombaillet : (n.m.). Morceau de bois inséré dans le bordage pour boucher l'espace créé par un nœud ou par une dégradation du bois.
Section : (n.f.). Voir ‘Couple'.
Serre : (n.f.). Pièce de renfort longitudinal interne fixée sur les membrures.
Serre-goutière : (n.m.). Pièce de renfort longitudinal interne servant au maintien de l'extrémité d'un bau.
Sole : (n.f.). Un navire est dit ‘construit sur sole' lorsque ce dernier n'a pas de quille, donc à fond plat.
Suceuse : (n.f.). Appareil permettant d'aspirer et de replacer les sédiments accumulés sur l'épave.
Taquet : (n.m.). Pièce de bois fixée sur le bateau, permettant de tourner une manoeuvre.
Tarière à foret en cuillère : (n.f.). Outil permettant de faire des trous dans les bois.
Tenon : (n.m.). Partie en relief d'un assemblage destiné à être enfoncée dans une mortaise.
Tirant d'eau : (n.m.). Distance verticale entre la ligne de flottaison et la quille.
Tonneau : (n.m.). Deux types de tonneau sont à considérer. 1.Tonneau de poids : unité de masse valant 2000 livres de 489 grammes, soit 978kg. 2.Tonneau d'encombrement ou d'arrimage : unité de volume employée pour déterminer la capacité des navires. Quatre barriques de Bordeaux correspond à quarante-deux pieds cube, soit 1.45 mètre cube.
Tour (face de). : Face courbée d'une pièce de charpente.
Vaigrage : (n.m.). Revêtement intérieur avec des aérations pour aérer la charpente de la coque.
Varangue : (n.f.). Partie inférieure de la membrure d'un navire, reposant sur la quille. Pièce réunissant les deux branches inférieures d'un couple, placée à cheval sur la quille. Elle est plate et horizontale pour les couples du milieu. A l'arrière et à l'avant, elle se relève, se referme et prend le nom de Fourcat.
Vers : voir ‘Echarpine'.
Virure : (n.f.). Suite de planches, formant le bordage, mises bout à bout, dans le sens de la longueur du navire. Leur épaisseur varie selon leur emplacement. Les virures les plus épaisses sont autour de la ligne de flottaison, pour résister aux variations d'expositions à l'eau.
Voile latine : (n.f.). Voile triangulaire dont le côté le plus long est relié tout en longueur au gréement.
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